<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>(a)topics</title>
	<atom:link href="http://www.atopics.net/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.atopics.net</link>
	<description>Laboratoire d&#039;observation</description>
	<lastBuildDate>Tue, 23 Feb 2010 16:02:09 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>La gloire du Symbolisme</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/252</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/252#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 17:02:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[symbolisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=252</guid>
		<description><![CDATA[


Une statue de Barack Obama enfant embarrasse l&#8217;Indonésie
Une statue de Barack Obama enfant, à l&#8217;âge où il vivait en Indonésie, provoque l&#8217;embarras des autorités de Jakarta, qui envisagent de la déplacer du parc public où elle a été inaugurée en grande pompe en décembre, a-t-on appris lundi de source municipale. La polémique a été provoquée par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/78874_obama_indonesie_img.jpg" rel="shadowbox[post-252];player=img;" rel="lightbox[252]"><img class="alignleft size-full wp-image-253" title="78874_obama_indonesie_img" src="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/78874_obama_indonesie_img.jpg" alt="" width="630" height="274" /></a></p>
<h1><span style="font-size: small;"><br />
</span></h1>
<h3><span style="font-size: small;">Une statue de Barack Obama enfant embarrasse l&#8217;Indonésie</span></h3>
<p><span style="font-size: small;">Une statue de Barack Obama enfant, à l&#8217;âge où il vivait en Indonésie, provoque l&#8217;embarras des autorités de Jakarta, qui envisagent de la déplacer du parc public où elle a été inaugurée en grande pompe en décembre, a-t-on appris lundi de source municipale. La polémique a été provoquée par le lancement d&#8217;une pétition, qui a recueilli 55.000 signatures sur Facebook, affirmant qu&#8217;Obama n&#8217;a rien fait pour l&#8217;Indonésie et que sa statue devrait être remplacée par celle d&#8217;une personnalité nationale.  Mentionne le Point.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Le message: Encourager les jeunes à étudier!</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Mais avant tout qu&#8217;est-ce qu&#8217;un symbole? </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">« Le pouvoir symbolique est un pouvoir qui est en mesure de se faire reconnaître, d’obtenir la reconnaissance ; c’est-à-dire un pouvoir (économique, politique, culturel ou autre) qui a le pouvoir de se faire méconnaître dans sa vérité de pouvoir, de violence et d’arbitraire. L’efficacité propre de ce pouvoir s’exerce non dans l’ordre de la force physique, mais dans l’ordre du sens de la connaissance. Par exemple, le noble, le latin le dit, est un </span><em><span style="font-size: small;">nobilis </span></em><span style="font-size: small;">, un homme « connu », « reconnu ». »</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-size: x-small;">(« Dévoiler les ressorts du pouvoir », in </span><em><span style="font-size: x-small;">Interventions — Science sociale et action politique,</span></em><strong><em><span style="font-size: x-small;"> </span></em></strong><span style="font-size: x-small;">Agone, 2002, pp.173-176)</span></span></p>
<p><span style="font-size: small;">En ce sens, cette statue remplace l&#8217;effort de la parole afin d&#8217;en dévoiler les présuppositions linguistiques. Nous sommes entrés dans l&#8217;ère de l&#8217;Obama culte. Mais que savons-nous réellement de ce personnage ? Pourquoi le citoyen lui dévoue-t-il déjà la supériorité même ? Tout compte fait, il est normal pour les citoyens de lui accorder confiance après l&#8217;ère Bush. Cependant, il faut réfléchir quant aux preuves de la bienfaisance de celui-ci. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il est Président des États-Unis que celle-ci va changer du jour au lendemain, il y a toute la constitution derrière le personnage magnifique d&#8217;Obama. Pourrions-nous dire de lui qu&#8217;il sera utilisé comme marionnette apaisante de l&#8217;opinion publique ? Qu&#8217;en savons-nous réellement ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Cette statue est la manifestation flagrante d&#8217;une nouvelle idéologie naissante. Rien de plus rien de moins. On la masque sous le prétexte de l&#8217;éducation. Afin de réhabiliter l&#8217;éducation est-ce réellement nécessaire d&#8217;édifier une statuette ? Sur le plan pratique, cette statue n&#8217;apportera rien d&#8217;éducatif à la population, sinon qu&#8217;une des leurs a réussi à gagner l&#8217;American Dream! Est-ce vraiment ce message que l&#8217;on souhaite à la nation indonésienne ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">On sait que le tsunami de 2004 a fait 200 000 victimes en Asie du sud. Cette tragédie a poussé le gouvernement central et les séparatistes à signer un traité de paix en 2005, mettant un terme à 30 années de combats. Cependant, les infrastructures nécessaires à l’apprentissage dans la région d’Aceh ont mis du temps à se « matérialiser ». La matérialisation nécessaire se veut en plan logistique afin de restaurer le système éducatif, non en l&#8217;instauration de statuette.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/252/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Burqua</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/246</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/246#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 16:17:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Bouchard Taylor]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[nation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=246</guid>
		<description><![CDATA[ Il me semble et je mentionne bien « il me semble » que le Québec soit inlassablement en retard sur l&#8217;Europe. Comme si pour l&#8217;intelligentsia québécoise les faits européens n&#8217;existaient pas.
De partout en Europe, des débats se soulèvent concernant la Burqua, mais ici nous préférons encore parler de multiculturalisme.
Aujourd&#8217;hui, un article paru dans le Devoir mentionne que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/78915_burqaue-une1.jpg" rel="shadowbox[post-246];player=img;" rel="lightbox[246]"><img class="alignleft size-medium wp-image-247" title="78915_burqaue-une" src="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/78915_burqaue-une1-300x130.jpg" alt="" width="300" height="130" /></a> Il me semble et je mentionne bien « il me semble » que le Québec soit inlassablement en retard sur l&#8217;Europe. Comme si pour l&#8217;intelligentsia québécoise les faits européens n&#8217;existaient pas.</p>
<p>De partout en Europe, des débats se soulèvent concernant la Burqua, mais ici nous préférons encore parler de multiculturalisme.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, un article paru dans le Devoir mentionne que Québec Solidaire respecte le choix des femmes musulmanes de porter leur effigie religieuse, mais que la croix à la Chambre de l&#8217;assemblée devrait disparaître. Mais où est le non-sens ? Aurions-nous perdu la notion de « sens » ? Pourquoi vouloir effacer le passé du Québec au profit d&#8217;un multiculturalisme faisant défaut dans toutes les autres nations du Globe ? Je crois que je ne comprendrais jamais ce Québec. Avons-nous d&#8217;une part, une identité québécoise, d&#8217;autre part si oui quelle est-elle ?</p>
<p>Voici un article paru dans le Point concernant les conséquences des « <em>accommodements raisonnables ».</em></p>
<p><em><strong><span style="font-size: small;">La mission parlementaire rend mardi son rapport préconisant </span><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-01-21/voile-integral-la-mission-parlementaire-prone-l-interdiction-totale-de-la-burqa/920/0/416000" target="_blank"><span style="font-size: small;">l&#8217;interdiction du voile intégral dans les lieux publics</span></a><span style="font-size: small;"> . La France n&#8217;est pas le seul pays à s&#8217;interroger, voire à polémiquer sur l&#8217;interdiction de la burqa. Les positions de nos partenaires européens : </span></strong></em></p>
<p><em><strong>ALLEMAGNE</strong><br />
<a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-06-22/sarkozy-la-burqa-pas-la-bienvenue-sur-le-territoire-de-la/920/0/354727" target="_blank">Contrairement à Nicolas Sarkozy</a> , la chancelière Angela Merkel n&#8217;a pas eu de mise au point à faire sur la burqa. Et pour cause, le port du voile intégral ne suscite guère de polémique. Toutefois, depuis 2003, une décision de la Cour constitutionnelle fédérale permet aux Länder d&#8217;interdire le vêtement controversé dans les écoles publiques. Depuis, la moitié des Länder ont adopté des dispositions en ce sens, relève un <a href="http://www.senat.fr/lc/lc201/lc201.pdf" target="_blank">document de travail du Sénat français, rédigé en octobre</a> .</em></p>
<p><em><strong>AUTRICHE</strong><br />
Le débat public sur la burqa reste limité. Le port du voile intégral est admis dans les lieux publics et, depuis janvier 2009, certaines piscines autorisent même la baignade en burkini, le maillot de bain islamique. En juin, un parlementaire du parti populiste autrichien (BZÖ, Union Future Autriche) a toutefois élevé la voix, réclamant une interdiction générale de la burqa.</p>
<p><strong>BELGIQUE<br />
</strong>En juin dernier, une députée du Parlement régional de Bruxelles prête serment la tête couverte d&#8217;un foulard islamique. Cet incident relance aussitôt le débat ; et une députée annonce le dépôt d&#8217;un texte de loi interdisant de se présenter &#8220;dans l&#8217;espace public le visage masqué ou dissimulé&#8221;. Le texte n&#8217;a pas été examiné mais plusieurs dispositions sont déjà en vigueur. Une commune peut interdire le voile intégral dans les lieux publics par le biais de règlements municipaux ou de police proscrivant le port de masques dans la rue, &#8220;hors période de carnaval&#8221;. Enfin, certains établissements scolaires ont interdit le port des signes religieux ostentatoires dans leurs murs.</p>
<p><strong>DANEMARK</strong><br />
Trois femmes portent la burqa et au moins 150 revêtent le niqab, selon une enquête de l&#8217;université de Copenhague menée pour le compte d&#8217;une commission gouvernementale chargée d&#8217;un rapport sur le voile islamique. Depuis août 2009, le gouvernement libéral-conservateur discute de l&#8217;opportunité de limiter le port du voile intégral dans l&#8217;espace public. &#8220;La burqa et le niqab n&#8217;ont pas leur place dans la société danoise&#8221;, a encore répété à la mi-janvier le Premier ministre Lars Loekke Rasmussen.</p>
<p><strong>ESPAGNE</strong><br />
Même si le législateur ne s&#8217;est pas emparé de la question, le voile intégral a déjà provoqué des incidents. Dernier en date : en septembre 2009, une femme témoin dans un procès pour terrorisme a été expulsée par le juge pour avoir refusé d&#8217;enlever sa burqa. Une solution de compromis a finalement été trouvée : l&#8217;intéressée a témoigné à visage découvert devant le juge, mais le dos tourné à l&#8217;assemblée.</p>
<p><strong>GRANDE-BRETAGNE</strong><br />
Que cela soit au sujet du turban, du hijab, du crucifix ou de la kippa, Londres s&#8217;est redit vendredi &#8220;à l&#8217;aise avec l&#8217;expression des convictions&#8221; religieuses, exprimant ainsi ses divergences avec la France. Aucune loi n&#8217;interdit le voile intégral en Grande-Bretagne. En revanche, depuis 2007, une circulaire relative à l&#8217;uniforme scolaire permet aux conseils d&#8217;établissement, chargés d&#8217;élaborer le règlement intérieur, d&#8217;interdire la burqa au nom de la sécurité mais aussi pour préserver la nature et la qualité de l&#8217;enseignement.</p>
<p><strong>ITALIE</strong><br />
&#8220;Non à la burqa, au niqab et au burkini.&#8221; L&#8217;inscription figure à l&#8217;entrée de Varallo Sesia, une ville du Piémont, dans le nord du pays. Après avoir banni le maillot de bain islamique (le burkini) des piscines, le maire Gianluca Buonnano a interdit le voile intégral par arrêté municipal, début janvier. Le parti politique de ce dernier, la Ligue du Nord, a d&#8217;ailleurs déposé un projet de loi d&#8217;interdiction du voile intégral dans tout le pays. Le texte prévoit jusqu&#8217;à deux ans de prison et une amende maximale de 2.000 euros pour ceux qui &#8220;en raison de leur propre appartenance religieuse rendent difficile ou impossible l&#8217;identification&#8221;. Mais le Parlement ne semble pas juger la question prioritaire et le texte n&#8217;a pas encore été examiné. Et depuis 1975, une loi &#8211; faisant partie des &#8220;dispositions de protection de l&#8217;ordre public&#8221; &#8211; interdit de se couvrir complètement le visage dans les lieux publics (voile, casque de moto).</p>
<p></em></p>
<p><em><strong>PAYS-BAS</strong><br />
Le débat sur le voile intégral fait irruption en 2005. Depuis, le gouvernement planche sur un projet de loi interdisant la burqa dans les établissements scolaires. Dans d&#8217;autres secteurs, des dispositions existent déjà. Ainsi, la loi néerlandaise sur le transport des personnes permet aux entreprises de transport public de limiter l&#8217;accès des passagers pour raisons de sécurité, ce qui permet d&#8217;interdire le port de la burqa. Invoquant la sécurité publique, plusieurs villes ont aussi adopté des arrêtés municipaux interdisant de porter des vêtements couvrant le visage. Selon les estimations, près de 150 femmes portent le voile intégral aux Pays-Bas.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/246/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Athéisme, Déisme ou Religion</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/236</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/236#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 14:50:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Bouchard Taylor]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=236</guid>
		<description><![CDATA[Le multiculturalisme post-moderne finit invariablement par présenter la culture occidentale comme la plus oppressive, raciste et destructrice des cultures dans le monde, tout en idéalisant l’Autre, présenté comme nécessairement plus humain, bienveillant, tolérant, ouvert, égalitaire, moins individualiste, etc.
Nous reproduisons ci-dessous une opinion qu&#8217;il a publiée dans l&#8217;édition du 31 mai du quotidien Le Devoir sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/resizer.php_.jpeg" rel="shadowbox[post-236];player=img;" rel="lightbox[236]"><img class="alignleft size-medium wp-image-241" title="resizer.php" src="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/resizer.php_-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a>Le multiculturalisme post-moderne finit invariablement par présenter la culture occidentale comme la plus oppressive, raciste et destructrice des cultures dans le monde, tout en idéalisant l’Autre, présenté comme nécessairement plus humain, bienveillant, tolérant, ouvert, égalitaire, moins individualiste, etc.</p>
<p>Nous reproduisons ci-dessous une opinion qu&#8217;il a publiée dans l&#8217;édition du 31 mai du quotidien Le Devoir sous le titre<span style="font-size: x-small;"> </span><strong><a href="http://www.ledevoir.com/2008/05/31/192114.html" target="_blank"><span style="font-size: x-small;">Marcuse, inspirateur de la commission Bouchard-Taylor.</span></a></strong></p>
<p>Mise en place au printemps 2007 pour résoudre la crise des accommodements raisonnables, la commission Bouchard-Taylor se sera fait connaître à travers ses forums publics, qui auront révélé le malaise de l’intelligentsia québécoise par rapport aux classes populaires. Un malaise confirmé avec la publication du rapport final de la commission, il y a quelques jours. Plutôt qu’une simple expression de la condescendance des intellectuels envers les classes populaires, il faut plutôt reconnaître dans ce malaise le symptôme d’une transformation des rapports entre l’intelligentsia et le peuple depuis quelques décennies. Pour comprendre ce phénomène du point de vue de l’histoire intellectuelle, on croisera nécessairement plusieurs figures comme celles de Michel Foucault, d’Alain Touraine et surtout celle d’Herbert Marcuse.</p>
<p>Marcuse a connu ses jours de gloire grâce à Mai 68, quand la révolte adolescente trouva dans son oeuvre une théorisation de ses aspirations et de ses critiques de la société occidentale. Un peu oublié sur le plan philosophique, son travail fut toutefois d’une indéniable efficacité politique, comme la plupart des oeuvres générées par cette époque où un marxisme déréalisé sociologiquement s’était dévoyé en pur révolutionnarisme avec une critique de la civilisation prenant le pas sur l’analyse économique. C’est ce qu’on a appelé la nouvelle gauche, qui s’est fait connaître par une redéfinition stratégique du progressisme en misant dorénavant sur les « minorités marginalisées » au sein de la collectivité, qu’il fallait désormais parvenir à émanciper en entreprenant une critique radicale des institutions supposément responsables de leur mauvais sort. Déjà, le progressisme laissait entrevoir son basculement du socialisme au multiculturalisme avec sa sacralisation des minorités appelées à transformer la société.</p>
<p>Mais on oublie souvent que cette élection de nouveaux sujets historiques porteurs de « radicalité » reposait sur un constat sévère : celui d’une défiance avouée envers le peuple qui n’avait pas rempli le rôle que lui avait réservé la théorie révolutionnaire. Marcuse le constatait bien : mis devant la possibilité de la révolution, le peuple aura préféré s’en détourner en adhérant profondément aux institutions principales définissant la civilisation occidentale. Ainsi, il écrivait lucidement : « Qu’une conscience non révolutionnaire — ou plutôt antirévolutionnaire — prévaut dans la majorité de la classe ouvrière, cela saute aux yeux. » Et la société risquait de garder longtemps le peuple dans le camp conservateur. « Cette prise de conscience est absolument impossible pour la grande majorité de la population, qui est, en quelque sorte, à l’intérieur de la machine sociale. » Une nouvelle configuration politique se mettait en place. Pratiquement, la conclusion était simple : le peuple, voilà l’ennemi !</p>
<p>Le peuple n’est plus habilité à gouverner. Mais le gouvernement des hommes doit se poursuivre. Dès le début des années 1970, Marcuse voyait bien cette alternative et reconnaissait avec honnêteté préférer une éventuelle dictature des intellectuels au pouvoir d’un peuple encore imparfait. « Moi, en tout cas, je préférerais, si c’est là le choix, la dictature des intellectuels, s’il n’y a pas l’alternative d’une véritable démocratie libre. » Il n’hésitait pas à ajouter : « Il est nécessaire, pour une société civilisée, que des gens éduqués aient des prérogatives politiques pour combattre les sentiments, les attitudes et les concepts des masses non éduquées. » En atténuant un peu les formules, ne retrouve-t-on pas une semblable préférence dans l’intelligentsia progressiste désireuse de soustraire le pouvoir au peuple qui n’aurait pas encore été rééduqué par elle ? C’est à tout le moins ce que semblait dire Gérard Bouchard, à l’automne 2007 lorsqu’il confiait au Devoir que les « gens qui ne sont pas des intellectuels mais qui regardent les nouvelles à TVA ou à TQS, dans le meilleur des cas au téléjournal », ne disposaient pas du capital culturel nécessaire à la compréhension des enjeux liés au multiculturalisme. La réaction de soulagement qui entoura la création de la commission nous le suggère aussi : enfin, on retirait des mains du peuple une question trop difficile pour lui. Les passions populaires allaient être remplacées par la raison progressiste.</p>
<p><strong>Un peuple à transformer</strong></p>
<p>Pour Marcuse, le peuple n’était pas prêt à la révolution et devait être transformé. Pour l’intelligentsia pluraliste, c’est la société québécoise qui n’est pas prête à se convertir au multiculturalisme et elle doit être changée pour la même raison. Nous entrons ici au coeur du rapport de la commission Bouchard-Taylor lorsqu’on y affirmait que la société d’accueil devait transformer sa représentation d’elle-même pour l’adapter au multiculturalisme (car nous ne ferons pas l’erreur d’accepter la distinction artificielle entre le multiculturalisme et l’interculturalisme que nous propose le rapport de la commission, dans la mesure où les deux « doctrines » reposent sur la révocation de la culture majoritaire comme culture de référence et le refus d’en faire un pôle de référence normatif pour les nouveaux arrivants). C’est probablement la principale thèse qui ressort d’ailleurs de ce rapport : la majorité francophone constituerait la principale entrave à l’élaboration d’une culture « vraiment commune » à l’ensemble du Québec. Cette majorité serait à la fois atteinte d’une tare identitaire congénitale en plus d’avoir une prétention hégémonique à se poser comme culture de référence pour l’ensemble de la collectivité. De là les innombrables campagnes de « sensibilisation à la diversité » ou « d’éducation à la différence » qui sont supposées transformer la conscience nationale pour mieux la disposer envers la société multiculturelle, pour « conscientiser » la société aux bienfaits idéologiques de sa fragmentation identitaire, pour lui permettre « d’intérioriser » la philosophie pluraliste. La chose exige évidemment de grands moyens.</p>
<p><strong>Un camp de rééducation</strong></p>
<p>Marcuse se posait déjà la question à l’époque : comment transformer massivement les mentalités populaires ? Comment « rééduquer la population » ? De ce point de vue, la politique a désormais pour fonction de transformer la société en immense camp de rééducation idéologique où l’identité nationale sera déconstruite pour permettre la mise en place de nouveaux mécanismes de socialisation qui déprendraient l’individu des traditions qui le façonnent. Marcuse faisait d’ailleurs de la construction de l’homme nouveau un élément central de son programme politique. « J’ai essayé de montrer qu’un changement présupposerait un refus total, ou pour employer le langage des étudiants, une contestation permanente de cette société. Et qu’il ne s’agit pas seulement de changer les institutions mais plutôt, et c’est plus important, de changer totalement les hommes dans leurs attitudes, dans leurs instincts, dans leurs buts, dans leurs valeurs. » Marcuse n’hésitait pas d’ailleurs à l’exprimer encore plus clairement : « Cela veut dire que la révolution postule d’abord l’émergence d’un nouveau type d’homme, avec des besoins et des aspirations qualitativement différents des besoins et des aspirations agressifs et répressifs des sociétés établies. »</p>
<p>Le vieux mythe de l’homme nouveau qui intoxique l’intelligentsia depuis trop longtemps prend aujourd’hui la forme du rêve d’un homme « sans préjugés » infiniment tolérant et inlassablement ouvert au dialogue. Ne retrouve-t-on pas cet aveu chez ceux qui veulent fabriquer au berceau l’homme sans préjugés dont la société adulte se refuserait d’accoucher ? Lorsqu’on milite pour la conversion de l’école au multiculturalisme, comme en témoignent le sacrifice de l’histoire nationale à l’histoire multiculturelle ou la mise en place d’un programme d’Éthique et de culture religieuse (un programme dont la commission encourage la « promotion énergique »), on peut dire de l’État québécois qu’il a intériorisé cette utopie et qu’il entend désormais fabriquer un nouveau peuple, ce que les commissaires reconnaissent en disant vouloir construire une nouvelle culture commune, celle de la « citoyenneté interculturelle » qui serait enfin déprise de la culture nationale du Québec historique.</p>
<p>Mais le peuple réel rechigne. Il ne voulait pas de la révolution socialiste hier. Il ne veut pas de la révolution multiculturelle aujourd’hui, comme la controverse des accommodements raisonnables l’aura amplement démontré. On traduira donc de manière conceptuelle sa dissidence dans le langage de l’intolérance pour ne reconnaître dans la défense de l’identité nationale qu’une marque de xénophobie ou de racisme. Évidemment, de tels sentiments ne devraient pas être permis dans le débat public. Car le débat public n’est pas un espace sans contraintes, comme le reconnaissait Marcuse, qui distinguait les « contraintes progressistes » des « contraintes réactionnaires », les premières étant nécessaires pour émanciper la subjectivité (aujourd’hui on dirait les identités), les secondes limitant plutôt leur expression et devant pour cela être démantelées.</p>
<p>Marcuse croyait ainsi nécessaire l’exercice d’une tolérance répressive, manière comme une autre de reprendre le vieux slogan « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » revampé en « pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ». Cette manière de disqualifier moralement le peuple en criminalisant à la fois ses comportements, ses attitudes et ses aspirations s’incarne aujourd’hui dans le politiquement correct, qui sert principalement de dispositif idéologique pour censurer toutes les manifestations du monde contre lequel se construit le multiculturalisme. On pourrait aussi dire que le politiquement correct est l’instrument de disqualification sociale et juridique privilégié pour refouler hors du débat public les positions politiques qui contestent la sacralisation du chartisme multiculturel. Au nom de la lutte à l’intolérance, c’est la critique du multiculturalisme qui devra devenir au sens propre impensable.</p>
<p>Censure et discrimination</p>
<p>Une censure qui correspond à la volonté de criminaliser la dissidence par rapport au multiculturalisme. Cette volonté était explicitement présente dans le rapport de la commission Bouchard-Taylor, qui proposait «que la charte québécoise interdise l&#8217;incitation publique à la discrimination». Dans la mesure où on connaît la définition très élargie que les «sciences sociales» donnent aujourd&#8217;hui de la discrimination, on doit comprendre ici que le rapport de la commission propose d&#8217;interdire tout simplement la contestation publique du multiculturalisme. Si on suit les commissaires dans leur raisonnement, le simple fait de plaider pour faire de la majorité francophone le pôle de convergence de la communauté politique québécoise sera considéré comme un appel à la discrimination. Doit-on en conclure que la charte devrait désormais interdire la diffusion de certains écrits tardifs de Fernand Dumont?</p>
<p>Le point d&#8217;aboutissement d&#8217;une telle dynamique ne laisse pas de doute: la révolution culturelle a fini par générer un nouveau régime politique pour nos sociétés qui se déprennent subrepticement de la démocratie libérale. Le régime techno-chartiste repose ainsi explicitement sur la disqualification du peuple par un système idéologique qui criminalise ses manifestations. La lecture du rapport de la commission nous permet de voir à quel point les chartes sont désormais sacralisées et servent de texte fondateur pour réinterpréter toutes les interactions sociales au Québec. Le chartisme est certainement aujourd&#8217;hui l&#8217;héritage le plus net de la nouvelle gauche sur le plan institutionnel et doit être considéré comme l&#8217;instrument par excellence de désarmement et de neutralisation de la souveraineté populaire, qui est de plus en plus présentée comme une simple tyrannie de la majorité contre laquelle devrait s&#8217;imposer la technocratie progressiste. Il va de soi que les chartes, de ce point de vue, ne servent pas à préserver les libertés individuelles, mais bien à les comprimer.</p>
<p>Il y a quelque chose de fascinant dans le radicalisme idéologique, avec sa perpétuelle régression utopique. Hier, la société sans classes promettait une réconciliation des consciences dans un monde abolissant pour de bon l&#8217;aliénation générée par le capitalisme. Dans la société multiculturelle, il devrait seulement y avoir la perpétuelle réconciliation des différences s&#8217;enrichissant les unes les autres. Mais la promesse de la société idéale est toujours l&#8217;avant-dernière étape avant l&#8217;anesthésie des libertés. La chose devait désormais être reconnue: rien n&#8217;est plus intolérant qu&#8217;une philosophie qui réclame pour elle seule le monopole de la tolérance. Derrière les grands appels au pluralisme intégral, c&#8217;est une vieille tentation qui se dévoile sous une allure neuve. Une nouvelle tentation totalitaire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/236/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Canada / Afghanistan : Le gouvernement canadien devrait ouvrir une enquête sur le transfert de détenus vers l&#8217;Afghanistan</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/224</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/224#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 05:43:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Droits Humains]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=224</guid>
		<description><![CDATA[Le témoignage d&#8217;un diplomate canadien fait état de tortures subies par ces détenus en Afghanistan
(New York, le 27 novembre 2009) &#8211; Le gouvernement canadien devrait mener une enquête publique complète sur les allégations de torture des prisonniers remis au gouvernement afghan par les forces canadiennes entre 2006 et 2007, a déclaré Human Rights Watch aujourd&#8217;hui.
La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le témoignage d&#8217;un diplomate canadien fait état de tortures subies par ces détenus en Afghanistan</p>
<p>(New York, le 27 novembre 2009) &#8211; Le gouvernement canadien devrait mener une enquête publique complète sur les allégations de torture des prisonniers remis au gouvernement afghan par les forces canadiennes entre 2006 et 2007, a déclaré Human Rights Watch aujourd&#8217;hui.</p>
<p>La semaine dernière, le diplomate canadien de haut rang Richard Colvin, qui était en poste en Afghanistan de 2006 à 2007, a affirmé dans le cadre d&#8217;un témoignage devant un comité de la Chambre des communes que des prisonniers transférés aux autorités afghanes par les forces canadiennes en Afghanistan au cours de cette période avaient probablement été torturés. M. Colvin a ajouté avoir averti son gouvernement à maintes au sujet des mauvais traitements infligés aux détenus afghans. Toutefois, selon son témoignage, ses avertissements furent ignorés dans un premier temps par les hauts fonctionnaires du gouvernement canadien avant qu&#8217;il ne soit par la suite sommé de « se taire et de faire ce qu&#8217;on nous  a demandé de faire ».</p>
<p>En vertu de la Convention contre la torture ratifiée par le Canada en 1987, les États ont l&#8217;obligation de prévenir les actes de torture, d&#8217;ouvrir des enquêtes à leur sujet, ainsi que de poursuivre en justice et de punir leurs ressortissants complices ou impliqués dans de tels actes . Le transfert de prisonniers  au gouvernement d&#8217;un pays où il est avéré que ces détenus risquent d&#8217;être torturés peut équivaloir à une complicité dans leur torture.</p>
<p>« Les Canadiens ont le droit de savoir si leur gouvernement a transféré des détenus vers un autre pays tout en sachant qu&#8217;ils risquaient d&#8217;y être torturés », a déclaré Joanne Mariner, directrice du programme Terrorisme et contre-terrorisme à Human Rights Watch. « Les allégations à la fois crédibles et alarmantes de Richard Colvin méritent l&#8217;ouverture d&#8217;une enquête sérieuse. »</p>
<p>D&#8217;après Human Rights Watch, le témoignage de M. Colvin sur la torture en Afghanistan est étayé par d&#8217;abondantes preuves indépendantes. Cela fait déjà plusieurs années que les groupes de défense des droits humains locaux et internationaux travaillant en Afghanistan expriment leurs préoccupations concernant la torture et les mauvais traitements infligés par les forces de sécurité afghanes.</p>
<p>Human Rights Watch avait constaté dans un rapport de  mars 2004 que les personnes détenues dans les prisons afghanes vivaient dans de « mauvaises conditions et [que] certains prisonners ont subi des actes de torture et d&#8217;autres sévices graves ».</p>
<p>Dans un rapport de 2009 qui s&#8217;appuie sur les informations recueillies en 2006 et 2007, la Commission indépendante afghane des droits humains (Afghanistan Independent Human Rights Commission, ou AIHRC)a conclu que « la torture et les autres traitements cruels, inhumains et dégradants sont une pratique courante dans la majorité des établissements de police ». Le rapport décrit les méthodes utilisées en Afghanistan, notamment « les coups de poing, les coups de pied, les gifles, les actes d&#8217;humiliation, la flagellation par câble ou encore les chocs électrique, entraînant parfois une perte de connaissance voire la mort de la victime ».</p>
<p>Le bilan en matière de droits humains de la Direction nationale de la sécurité (DNS) qui avec la Police nationale afghane a été responsable de l&#8217;accueil  des détenus transférés par les forces canadiennes, est particulièrement déplorable. La DNS, qui a succédé au Khadamat-e-e Etela&#8217;at Dawlati (KHAD) de l&#8217;ère soviétique, est la principale agence de renseignement du gouvernement afghan. Le gouvernement afghan tout comme les bailleurs de fonds internationaux dont le Canada n&#8217;ont pas entrepris de sérieux efforts en faveur d&#8217;une réforme de la DNS, malgré sa longue tradition connue de torture et d&#8217;autres violations des droits humains.</p>
<p>Dans une lettre adressée au secrétaire général de l&#8217;OTAN en 2006, Human Rights Watch avait souligné que la DNS était une « institution opaque et abusive, ne devant de comptes à aucune autre autorité et  qui continue d&#8217;être régie par des lois dépassées, promulguées pendant l&#8217;époque communiste en Afghanistan ».  Cette lettre avait ajouté que la DNS « exploite des centres de détention qui ne répondent pas aux normes internationales relatives au traitement des détenus ».</p>
<p>Outre la demande d&#8217;ouverture d&#8217;une enquête approfondie sur les allégations de M. Colvin, Human Rights Watch a critiqué l&#8217;attitude des responsables canadiens qui ont contesté de façon agressive la crédibilité et l&#8217;intégrité du diplomate.</p>
<p>« Les responsables canadiens semblent s&#8217;en prendre au messager plutôt que de traiter le problème sous-jacent de complicité dans les exactions à l&#8217;endroit des détenus », a observé Mme Mariner. « Cette attitude nuit à la réputation du Canada en tant que nation apte à défendre les droits humains et constitue un exemple déplorable dans le traitement des personnes qui osent dénoncer des pratiques abusives. »</p>
<p>Human Rights Watch a également exprimé ses préoccupations concernant l&#8217;inefficacité des dispositions relatives au traitement humain des prisonniers, contenues dans le protocole d&#8217;accord entre le Canada et l&#8217;Afghanistan qui régit les transferts de détenus. Selon ce protocole, le gouvernement canadien devrait veiller sur le bien-être des détenus qu&#8217;il remet au gouvernement afghan. Toutefois le Canada n&#8217;assure pas le suivi individuel pour chaque détenu, arguant que c&#8217;est l&#8217;AIHRC et le Comité international de la Croix-Rouge qui sont à même de surveiller le traitement des prisonniers dans les centres de détention afghans, tout en sachant pertinemment que ces organisations n&#8217;ont pas toujours un accès facile à tous les centres de détention afghans.</p>
<p>« Nous avons vu dans d&#8217;autres cas comme celui de la déportation de Maher Arar vers la Syrie que les garanties théoriques ne font rien pour protéger les détenus contre la torture et les mauvais traitements », a rappelé Mme Mariner. «Trop souvent, elles n&#8217;existent que pour la forme afin de donner l&#8217;impression de prévenir les abus. »</p>
<p><em>Source : <a href="http://www.hrw.org">2010, Human Rights Watch</a></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/224/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prorogation</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/203</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/203#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 00:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[dissension]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=203</guid>
		<description><![CDATA[Le Nouveau Parti démocratique veut modifier la loi afin d&#8217;empêcher le gouvernement de suspendre les travaux parlementaires quand bon lui semble. Selon le chef du NPD, Jack Layton, la prorogation du Parlement devrait être possible uniquement lorsque la majorité des députés de la Chambre des communes vote en sa faveur. Les trois partis d&#8217;opposition ont vivement dénoncé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Nouveau Parti démocratique veut modifier la loi afin d&#8217;empêcher le gouvernement de suspendre les travaux parlementaires quand bon lui semble. Selon le chef du NPD, Jack Layton, la prorogation du Parlement devrait être possible uniquement lorsque la majorité des députés de la Chambre des communes vote en sa faveur. Les trois partis d&#8217;opposition ont vivement dénoncé la décision du gouvernement Harper de suspendre les travaux du Parlement jusqu&#8217;au 3 mars prochain.</p>
<p>Jack Layton est toutefois le premier à proposer une solution législative. Pour que les modifications à la loi soient adoptées, il a besoin de l&#8217;appui du reste de l&#8217;opposition. Celui des libéraux semble toutefois loin d&#8217;être gagné. Leur chef Michael Ignatieff a défendu la semaine dernière la prorogation comme pouvoir légitime du gouvernement. Il soutient cependant qu&#8217;il ne l&#8217;utiliserait jamais pour se tirer d&#8217;un mauvais pas, comme Stephen Harper l&#8217;aurait fait plusieurs fois.</p>
<p>La décision du gouvernement Harper de proroger le Parlement a créé un grand mécontentement au sein d&#8217;une partie de la population canadienne. Plusieurs manifestations sont d&#8217;ailleurs prévues samedi sur la colline Parlementaire et ailleurs au pays. Des milliers de personnes se sont déjà inscrites comme participantes à l&#8217;événement sur le site Facebook.</p>
<p><em><span style="font-size: xx-small;">Source Radio-Canada</span></em></p>
<div>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p>Eh c&#8217;est bien là que le bât blesse, il n&#8217;y avait aucun motif légitime de proroger ce Parlement. Harper est en train de créer un précédent qui lui permettra de faire de même dès qu&#8217;il sera à nouveau dans l&#8217;eau chaude. L&#8217;apathie de la population me désole, elle laisse la porte ouverte à toutes les dérives, surtout qu&#8217;elles nous sont présentées sous le prétexte de la sécurité, comme les scanneurs corporels, ou à petites doses, un empiètement après l&#8217;autre et nous dérivons lentement vers l&#8217;autoritarisme, sans même le réaliser. Nous sommes un peuple scolarisé, mais nous sommes aussi décérébrés, sans esprit critique et prêts à accepter n&#8217;importe quoi comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une fatalité. Un troupeau de moutons bêlant et consentant. Quand j&#8217;entends le genre de commentaire &#8220;Je vote Harper, lui au moins il tient ses promesses&#8221;, j&#8217;aurais envie de hurler. Effectivement, il a coupé la TPS (mesure dont la pertinence est des plus questionnables), mais qu&#8217;en est-il de sa promesse d&#8217;un gouvernement imputable et transparent ? Cette promesse n&#8217;a pas été tenue, au contraire, elle est constamment trahie. Mais comme cela n&#8217;a pas d&#8217;impact sur le portefeuille du contribuable, on choisit de l&#8217;oublier. S&#8217;il est vrai de dire que nous avons les gouvernements que nous méritons alors nous ne devons pas mériter grand-chose.</p>
<p><span style="font-size: small;">Ensuite, viennent les campagnes massives des libéraux afin de contrer cette prorogation&#8230; On peut accorder à M. Layton d&#8217;institutionnaliser une loi contre les prorogations fallacieuses, mais les libéraux suivront-ils cette fois jusqu&#8217;au bout ? Ou se rallieront-ils une fois de plus du côté des conservateur?</span><br />
<span style="font-size: small;"><br />
</span></p>
<div><span style="font-size: small;"><strong>Assumer</strong>: Prendre sur soi, à son compte, avec toutes les implications de ce qu&#8217;on assume.</span></div>
<div><span style="font-size: small;"><br />
</span></div>
<div>
<p><span style="font-size: small;">Est-ce un terme si difficile à comprendre de la part des hommes politiques qui nous représentent? Le faux semblant de ces campagnes médiatiques pamphlétaires ne sont qu&#8217;une autre façon de faire taire la communauté. Je m&#8217;explique, vont-ils réellement agir pour le bien commun de la communauté ? Il est nécessaire en ce moment de faire calmer l&#8217;opinion publique, ainsi soit-elle révoltée à ce point de l&#8217;idée de prorogation? Depuis plusieurs années nous assistons à un spectacle politisé de grande envergure sans la moindre rhétorique. Élocutions emboîtées les unes aux autres, réplique assassine sans le moindre fondement, bref un dialecte digne des feuilletons à la Larouche. Est-ce réellement cela que nous méritons?</span></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/203/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Radio-Canada pourra contrôler votre lave-vaisselle</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/185</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/185#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 16:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=185</guid>
		<description><![CDATA[
Pour faire simple, il s’agit de réseaux électriques capables, grâce à des dispositifs informatiques, de mieux gérer les flux consommés et produits. Equipés de nouvelles solutions technologiques (capteurs, compteurs…), nos réseaux pourraient par exemple déconnecter automatiquement certains appareils inutiles, afin de maintenir l’équilibre général et donc éviter la sur-exploitation des centrales. A la clé de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/smartgrid_454570a-6.jpg" rel="shadowbox[post-185];player=img;" rel="lightbox[185]"><img class="aligncenter size-full wp-image-186" title="smartgrid_454570a-6" src="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/smartgrid_454570a-6.jpg" alt="" width="600" height="433" /></a></p>
<p>Pour faire simple, il s’agit de réseaux électriques capables, grâce à des dispositifs informatiques, de mieux gérer les flux consommés et produits. Equipés de nouvelles solutions technologiques (capteurs, compteurs…), nos réseaux pourraient par exemple déconnecter automatiquement certains appareils inutiles, afin de maintenir l’équilibre général et donc éviter la sur-exploitation des centrales. A la clé de ce tour de passe-passe, une réduction conséquente de la facture environnementale. La mise en place aux Etats-Unis d’un réseau électrique intelligent pourrait ainsi permettre de réduire la consommation de 10 à 15 %, limitant les émissions de CO2 et engendrant la création de près de 280 000 emplois verts.</p>
<p>Dans le DEVOIR</p>
<p><a href="http://www.ledevoir.com/chroniqueur/fabien-deglise/">FABIEN DEGLISE</a> 8 janvier 2010  <a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe">Actualités en société</a></p>
<p>La révolution électrique est en marche et c&#8217;est par les ondes de la radio d&#8217;État qu&#8217;elle risque de se jouer. CBC/Radio-Canada va en effet annoncer dans les prochains jours sa participation à la mise en place d&#8217;un vaste réseau de distribution électrique dit intelligent partout au pays, a appris Le Devoir. Ce réseau vise à optimiser la consommation d&#8217;énergie des ménages en exploitant la bande FM de la société d&#8217;État pour le contrôle à distance d&#8217;appareils électriques.</p>
<p>Science-fiction? Loin de là, résume Jean-Sébastien Beaucage, un consultant montréalais spécialiste de cette technologie qui allie réseau électrique et radiofréquence. «Plusieurs compagnies électriques canadiennes cherchent à déployer ce genre de réseaux, dit-il, et ce, pour permettre une meilleure gestion de la demande énergétique.»</p>
<p>Selon un document de travail, dont Le Devoir a obtenu copie, CBC/Radio-Canada planche sérieusement sur la création d&#8217;un tel réseau en partenariat avec l&#8217;entreprise ontarienne e-Radio, un fabricant de récepteurs FM nouveau genre qui permettent l&#8217;activation à distance de matériel électrique. Connue sous le nom de «Smartgrid», cette technologie utilise la puissance de la radio FM pour régler à distance un thermostat ou encore pour activer une sécheuse, un lave-linge ou lave-vaisselle en dehors des heures de pointe, histoire d&#8217;enlever de la pression sur les réseaux d&#8217;approvisionnement électriques.</p>
<p>De plus, ce type de réseau offre également aux compagnies d&#8217;électricité une source d&#8217;économie. Comment? En permettant la lecture des compteurs de leurs clients à distance en passant par les ondes radio, par l&#8217;entremise d&#8217;un simple camion qui circule dans une rue résidentielle. Par exemple.</p>
<p>«Les consommateurs sont constamment à la recherche de nouvelles façons de mieux gérer leur consommation d&#8217;énergie pour réduire leur facture d&#8217;électricité et leur empreinte de carbone, peut-on lire dans le document produit par la société d&#8217;État. La mise en place de réseaux de distribution d&#8217;électricité intelligents qui s&#8217;appuient sur des compteurs intelligents installés dans les maisons privées par les entreprises de services publics partout en Amérique du Nord accélère cette tendance.»</p>
<p>CBC/Radio-Canada prévoit d&#8217;ailleurs faire la démonstration de cette technologie à Toronto dans les prochains jours. Le projet? Activer à distance un appareil électrique en passant par la fréquence de CBC Radio 2 dans la Ville reine, le 94,1 FM. La société estime que «sa capacité de couverture étendue, stable et rentable» va du coup permettre à chaque ménage canadien, d&#8217;un océan à l&#8217;autre, par l&#8217;entremise de son vaste réseau FM, de profiter de cette nouvelle technologie.</p>
<p>Les premiers pas du réseau intelligent envisagés par la société d&#8217;État avec e-Radio et Direct Energy doivent tout d&#8217;abord se faire en Ontario, avant de s&#8217;étendre par la suite au reste du pays.</p>
<p>Tout en avouant ne pas être au courant des ambitions électriques de CBC/Radio-Canada, Hydro-Québec a indiqué hier au Devoir qu&#8217;elle allait «suivre avec intérêt» la mise en place d&#8217;une telle structure de contrôle à distance d&#8217;équipements énergivores, a dit Louis-Olivier Batty, porte-parole de l&#8217;entreprise. «Nous avons un plan d&#8217;efficacité énergétique et forcément, toutes les initiatives permettant d&#8217;économiser de l&#8217;énergie nous intéressent».</p>
<p>Notons que selon ce plan, Hydro-Québec s&#8217;est engagée à réduire la consommation d&#8217;électricité de 11térawattheures par an d&#8217;ici 2015. C&#8217;est l&#8217;équivalent de deux fois la consommation en énergie d&#8217;une ville comme Laval.</p>
<p>Sous la pression environnementale, les réseaux de distribution électriques dits intelligents, alimentés autant par la bande FM que par la fibre optique, selon le cas, commencent à se développer un peu partout en Amérique du Nord. Pour le moment, la ville de Boulder au Colorado s&#8217;impose dans le domaine, avec un peu plus de 10 000 résidences équipées de modules permettant le contrôle à distance d&#8217;équipements électriques. La métropole a d&#8217;ailleurs reçu le surnom de «Smartgrid City», un titre que des villes canadiennes vont certainement chercher à lui voler dans les prochaines années, en s&#8217;emparant, à des fins économiques et écologiques, des ondes radio de CBC/Radio-Canada.</p>
<p>Pour informations supplémentaires <a target="_blank" href="http://www.smart2020.org/">http://www.smart2020.org/</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/185/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Big Brothers</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/182</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/182#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[média]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[réseau social]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=182</guid>
		<description><![CDATA[Ils en rêvent: nous ficher tous, avoir notre pédigrée, nous épier, savoir qui on est, où on est, où on va, ce qu&#8217;on fait, ce qu&#8217;on va faire et pourquoi. C&#8217;est déjà le cas, mais ce n&#8217;est pas encore bien coordonné.
Eh bien, cela ne saurait tarder. Juste un peu de patience. D&#8217;ici cinq ans, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ils en rêvent: nous ficher tous, avoir notre pédigrée, nous épier, savoir qui on est, où on est, où on va, ce qu&#8217;on fait, ce qu&#8217;on va faire et pourquoi. C&#8217;est déjà le cas, mais ce n&#8217;est pas encore bien coordonné.<br />
Eh bien, cela ne saurait tarder. Juste un peu de patience. D&#8217;ici cinq ans, il y aura probablement une base de données canadienne où les renseignements sur chaque citoyen seront à disposition des services de police ou d&#8217;espionnage. Il y a fort à parier qu&#8217;il y aura des tas d&#8217;organismes, à qui, pour une raison ou une autre, sera conférée la légitimité de fouiller dans votre vie privée.<br />
C&#8217;est déjà effrayant? Ce sera PIRE. Surtout quand on sait qu&#8217;aucune base de données n&#8217;est inviolable pour tout bidouilleur futé qui veut se donner la peine de s&#8217;y intéresser. Pour certains il y a de quoi devenir paranoïaque ? Pendant ce temps certains préfèrent se jouer de la télé-réalité&#8230; Comment est-ce possible d&#8217;arriver à un tel mépris de soi-même? Vouloir à tout prix ce montrer en spectacle ? Se faire voler son identité par tout ces pervers qui épis le moindre de vos mouvements?</p>
<p>La nouvelle chaîne V lance présentement un appel d&#8217;offre pour participer à la nouvelle télé-réalité « BIG BROTHER », série emprunté de l&#8217;Allemagne.</p>
<h3><span style="font-size: small;">Une aventure comme vous ne l’avez jamais vue au Québec</span></h3>
<h2><span style="font-size: small;">Big Brother : l’origine de toutes les téléréalités.</span></h2>
<p>Pendant 63 jours, vivez une épreuve psychologique intense, des défis extrêmes.</p>
<p>V cherche des candidats de 18 à 88 ans de toutes les origines, de toutes les régions du Québec. Des personnalités fortes, astucieuses et tenaces.</p>
<h3><span style="font-size: small;">Stratégies, alliances et émotions de taille&#8230;</span></h3>
<p><span style="font-size: small;">C&#8217;est une entrave au célèbre Georges Orwell, de produire une série du genre. Je m&#8217;explique. D&#8217;une part, la série n&#8217;a aucune vraisemblance avec le récit du roman. Le caractère politique s&#8217;estompe pour laisser place à l&#8217;abrutissement de l&#8217;être. En ce sens, les individus qui y participeront sont volontaires et surtout conscients. Du moins, nous pouvons considérer qu&#8217;ils le sont à quelques égards. D&#8217;autre part, ce spectacle médiatisé est d&#8217;une supercherie sans merci! Tous les sujets-acteurs d&#8217;une durée de 63 jours ont recours à des règles stricte afin d&#8217;offrir les meilleurs prestations possibles, alors où se situent la réelle naïveté, voire la spontanéité de ceux qui s&#8217;offrent en spectacle?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Ce genre d&#8217;émissions envahissent nos ondes, les journaux et les magazines. Elles prennent du temps et de l&#8217;espace qui pourraient être employés à des choses bien plus utiles et moins futiles. Elles réduisent la vie à un ragot, ont pour effet de faire le vide politique, de dépolitiser. Les gens ont les yeux complètement détournés, l&#8217;attention rivée sur une banalité sans fond. Pendant ce temps, Jean Charest continue de dilapider nos acquis, un requin est premier ministre du Canada et les puissants étendent le néolibéralisme tous azimuts à travers la planète.</p>
<p>Il me semble que le devoir minimum d&#8217;un média est d&#8217;informer et d&#8217;éveiller les citoyens, pas de les endormir. Ensuite, on viendra accuser les gens à qui on a arraché les yeux d&#8217;être aveugles!</p>
<p></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/182/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans Newsweek : Obama vs Obama</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/176</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/176#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 15:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[dissension]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=176</guid>
		<description><![CDATA[Face au terrorisme, est-il un avocat trop prudent ? Ou un guerrier qui a négligé de rétablir l’état de droit ? Oui aux deux.
&#62; Cet article est paru sur le site internet de Newsweek le 9 janvier.
NOUVELOBS.COM &#124; 11.01.2010 &#124; 15:17
Dick Cheney a déclaré que le président Obama &#8220;tente de faire comme si nous n’étions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="font-size: small;">Face au terrorisme, est-il un avocat trop prudent ? Ou un guerrier qui a négligé de rétablir l’état de droit ? Oui aux deux.<br />
&gt; Cet article est paru sur le site internet de </span><em><span style="font-size: small;">Newsweek</span></em><span style="font-size: small;"> le 9 janvier.</span></h2>
<p>NOUVELOBS.COM | 11.01.2010 | 15:17</p>
<p>Dick Cheney a déclaré que le président Obama &#8220;tente de faire comme si nous n’étions pas en guerre&#8221; avec le terrorisme. Dites ça aux terroristes. Selon les informations compilées par Peter Bergen et Katherine Tiedemann pour la New America Foundation, en moins d’un an, l’administration Obama a mené plus de <strong><span style="font-size: small;">50 frappes</span></strong> de Predator<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">contre des cibles terroristes</span></strong>. Plus que George W. Bush en deux mandats. Dans le même temps, les libéraux accusent Obama de trahir ses idéaux et ses promesses de rétablir l’état de droit. Accusation pareillement infondée. Obama a pris – ou plus exactement à permis à son Attorney General Eric Holder de prendre — une série de décisions privilégiant la procédure et l’apparence de la justice sur les risques à la sécurité nationale.</p>
<p>L’approche d’Obama sur le terrorisme, qui consiste à chercher<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">le moyen terme</span></strong>, est cohérente avec ce que nous avons appris de notre président après un an de mandat. C’est un réaliste et un homme de compromis, et non un idéologue radical. Son approche est estimée de la plupart des professionnels du contre-terrorisme, qui savent que les mesures les plus efficaces sont souvent les plus difficiles à faire passer politiquement. Là où Obama a commis un faux pas, néanmoins, c’est quand il a permis à la politique, ou à une approche trop légaliste, de s’opposer au bon sens sur le thème de la sécurité. Il est légitime d’ignorer les attaques qui viennent de la droite ou de la gauche, mais Obama tombe parfois un peu trop dans le jugement de Salomon lorsqu’il s’agit de jongler entre la préservation de l’état de droit et la protection du territoire. Parfois, plutôt que de se ranger derrière les lois existantes, mieux vaudrait travailler à les modifier.</p>
<p>Dans les talk-shows, ou moins grave, dans les cercles du pouvoir, s’opposent deux grandes approches de la réponse à la menace terroriste. Deux philosophies : celle du guerrier, celle de l’avocat. Les guerriers peuvent être primitifs et ataviques — pour dire brutal. Les guerriers réfléchis ont un sens du tragique. Ils savent que la guerre engendre des risques de dérapage et que des innocents seront touchés, quels que soient les efforts entrepris pour épargner les civils et limiter les dégâts collatéraux. La guerre est (ou devrait être) une affaire de survie nationale, où si l’on accepte d’essuyer des pertes ou d’en infliger, c’est dans le but d’<strong><span style="font-size: small;">éviter l’annihilation</span></strong><strong> </strong>(annihilation dans le contexte du terrorisme, signifie une attaque nucléaire sur une ville américaine, qui changerait le mode de vie américain en plus de faire des centaines de milliers de victimes). Les avocats, en contraste, sont plus soucieux de la rigueur de la procédure et de la préservation des droits de la personne. Leur ethos peut être résumé en ces termes : &#8220;Mieux vaut laisser une centaine de coupables en liberté que de condamner un seul innocent&#8221;.</p>
<p>Obama, à choisir, figure<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">dans le camp des avocats</span></strong>. Diplômé de droit à Harvard, autrefois professeur de droit constitutionnel à l’université de Chicago, il est enraciné dans une tradition qui privilégie la déclaration des droits de l’homme sur tout exercice arbitraire ou brutal du pouvoir. Il est également considéré comme un cerveau analytique. Les avocats, à leur meilleur, cherchent l’équité et rejettent les arguments partiaux. Dans ses raisonnements et ses décisions, Obama a montré qu’il savait distinguer entre les différentes tonalités de gris.</p>
<p>Dans leur désir d’éviter d’utiliser les mots qui font mal — qualifiant par exemple les actes terroristes de<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">&#8220;catastrophe à cause humaine&#8221;</span></strong> et ainsi de suite — les lieutenants d’Obama se sont parfois montrés coupables de trop en faire. Il reste que la principale contribution d’Obama au débat sur la sécurité nationale est sur le ton. Il a adouci la rhétorique des années Bush et baissé le volume de ce qu’un ancien chef de la CIA a un jour baptisé de &#8220;Wurlitzer suprême&#8221;, l’orgue mythique résonnant par tous ses tuyaux du grand air de la supériorité et du salut de l’Amérique. Obama est intensément sensible aux apparences. Il sait depuis toujours que de parler de &#8220;croisade&#8221; et de &#8220;fascisme islamique&#8221; ne fait que fabriquer des jihadistes, et que la prison américaine de<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">Guantanamo</span></strong> fut pour Al-Qaïda <strong><span style="font-size: small;">un outil de recrutement</span></strong><strong> </strong>des plus efficaces.</p>
<p>Sur ce point, Obama n’a pas manqué d’alliés. Le président Bush lui-même a reconnu que Guantanamo avait fait plus de mal que de bien et son administration avait entrepris d’en libérer des détenus, et pris des mesures en vue d’une fermeture du camp. Mais Bush souffrait alors d’un discrédit trop important pour en tirer un quelconque bénéfice en terme de relations publiques.</p>
<p>Obama, à l’inverse, a été attentif à ne se fermer aucune porte pour sa lutte contre le terrorisme. Sa politique antiterroriste reprend pour l’essentiel ce qui a été entrepris sous le second mandat de Bush. Les techniques d’interrogatoire brutales, telles que la simulation de noyade, par exemple, avaient déjà été abandonnées en 2005. Obama a formellement interdit non seulement la torture, mais toute forme de coercition — jusqu’aux cris et menaces — comme technique d’interrogatoire. Mais les juristes, toujours aux aguets, n’auront pas manqué de noter qu’il a procédé par décret plutôt que d’en appeler au Congrès, ce qui lui permet de changer d’avis sans avoir à obtenir au préalable l’accord des représentants élus. Le système post 11 septembre d’écoutes sans mandat avait été reformé et légalisé sous Bush par le Département de la Justice et le Congrès. Obama a poursuivi<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">la politique de &#8220;rendition&#8221;</span></strong> consistant à renvoyer les suspects de terrorisme capturés dans leur pays d’origine, sous condition que leurs hôtes promettent de ne pas les torturer.</p>
<p>Sur le plan de la sécurité nationale, par bien des aspects, Obama gouverne<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">à droite du centre</span></strong>. Comme l’a souligné Peter Baker dans le<br />
<em>New York Times Magazine</em>, il a insisté auprès de ses subordonnés sur le fait que la CIA doit recevoir toutes les ressources qu’elle estimera nécessaires. Mais le facteur décisif est ici l’efficacité, pas l’idéologie — et le président est prêt à changer ce qui ne marche pas. Bien qu’il se soit donné un an pour fermer Guantanamo, il a par exemple dépassé sa propre date limite. La tâche de distinguer les détenus véritablement dangereux des autres est complexe et fastidieuse. Tout comme de persuader un pays étranger d’accepter de prendre en charge des détenus formés à l’idéologie jihadiste dans l’enceinte du camp de Guantanamo.</p>
<p>Ce qui ne veut pas dire que le président n’a pas fait d’erreurs. Pour signaler le début d’une nouvelle ère, peu après son entrée en fonctions, il a ordonné à ses gens de ne pas s’opposer à une action en justice de l’American Civil Liberties Union en vue d’obtenir la diffusion publique de documents de la CIA détaillant les techniques de tortures appliquées aux agents d’Al-Qaïda prisonniers. Il s’est également trompé avec cette décision de l’Attorney General Eric Holder de <strong><span style="font-size: small;">mener une enquête sur les responsables du renseignement</span></strong> impliqués dans le programme d’interrogatoire post 11 septembre. Par ce fait, il a négligé, ou ignoré, les avertissements du directeur sortant de la centrale Michael Hayden, entre autres, soulignant le risque de porter atteinte au moral de la communauté du renseignement. Le moral de la CIA ne doit pas être pris à la légère. Les agents du renseignement seront moins enclins à prendre des risques s’ils pensent qu’on les laissera tomber en cas de souci. Alors qu’Obama intensifie les opérations secrètes, de l’Afghanistan au Yémen, il va avoir besoin de la communauté du renseignement à ses côtés, sans qu’elle ait besoin de regarder par-dessus son épaule.</p>
<p>Obama a peut-être également manqué de vision lorsqu’il a soutenu la décision de Holder de juger le cerveau du 11 septembre, <strong><span style="font-size: small;">Khaled Sheikh Mohammed </span></strong>devant une cour fédérale à Manhattan. On peut penser qu’Obama a voulu montrer au monde qu’en Amérique, même un terroriste fanatique a droit à un procès équitable, et a sous-estimé le risque de voir KSM (comme l’on baptisé les barbouzes) acquitté. La décision d’Holder a même reçu le soutien d’anciens responsables du Département de la Justice sous Bush, Jim Comey et Jack Goldsmith, fameux pour leur opposition en 2004 au clan Cheney sur la question de la torture et des écoutes illégales. Dans un éditorial paru dans le <em>Washington Post </em>en novembre dernier, Comey et Goldsmith estimaient que de juger KSM à Manhattan serait &#8220;peu susceptible de faire de New York une plus grande cible&#8221;. Leur raisonnement, c’est que &#8220;si Al-Qaïda avait été en mesure de mener une nouvelle attaque sur New York, elle l’aurait déjà fait — un fait aussi certain la semaine dernière qu’il l’est de longue date&#8221;.</p>
<p>C’est effectivement le cas. Mais la véritable menace vient aujourd’hui moins d’Al-Qaïda maison mère, retranchée dans les montagnes du Pakistan, que des diverses succursales et autres aspirants, dont certains vivent à New York. Pour un candidat au suicide tenté par l’immortalité, venger le procès du cerveau du 11 septembre en se faisant exploser dans le métro de New York constituera une puissante tentation.</p>
<p>Dans ce cas précis, Obama aurait pu s’efforcer un peu plus de trouver un moyen terme. Il n’a pas aboli<strong><span style="font-size: small;"> le système des tribunaux militaires</span></strong> mis en place par Bush pour juger les terroristes. Il a préféré bricoler les règles, rendant plus difficile la soumission de preuves obtenues par la coercition. Mais la légalité de ces tribunaux, et le droit du gouvernement à emprisonner indéfiniment les prévenus, est en cours d’examen par les juridictions fédérales ordinaires. N’ayant pas de précédents à leur disposition, les juges fédéraux font les règles au fur et à mesure. De fait, Obama avait promis une législation indiquant comment et combien de temps les détenus pouvaient être retenus sans procès — mais il a dû reculer devant la pression des libéraux et des militants des libertés civiles qui refusent de voir apporter un cadre légal à la détention préventive.</p>
<p>Il se peut qu’Obama ait à regretter ces précautions. Lorsque le terroriste aux<strong></strong>sous-vêtements piégés,<strong> </strong><strong><span style="font-size: small;">Umar Farouk Abdulmutallab</span></strong> a été arrêté, il a reçu l’assistance d’un avocat après 30 heures, et il a arrêté de parler. Les conservateurs ont grincé, mais l’administration Bush n’a pas procédé autrement pour le terroriste aux chaussures piégées, Richard Reid, en 2001. Il faudrait une sorte de système permettant aux enquêteurs de<strong> <span style="font-size: small;">questionner un terroriste</span></strong><strong> </strong>suspecté capturé sur le sol des Etats-Unis pendant un certain temps — disons deux semaines — avant qu’il ne soit envoyé dans le système judiciaire et &#8220;armé d’un avocat&#8221;. Abdulmutallab aurait pu fournir à la CIA des informations relatives à d’autres complots ou d’autres comploteurs avant de se taire. Les conservateurs qui se plaignent qu’il aurait dû être traité comme un combattant illégal et envoyé dans un bagne militaire oublient un détail important. Sous le régime actuel des tribunaux militaires, les détenus ont le droit à un avocat, comme n’importe quel criminel présumé. Il aurait donc été amené, dans un cas comme dans l’autre, à se taire. Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un nouveau système qui prenne en compte dans son ensemble la délicate question de la détention préventive. Laissons les commentateurs critiquer et vociférer. Quelqu’un au Congrès ou dans l’administration doit trouver une solution qui ménage aussi bien<strong> l<span style="font-size: small;">’état de droit</span></strong><strong> </strong>que les impératifs du renseignement. Un projet de loi qu’Obama, le professeur de droit, pourrait lui-même rédiger.<br />
<strong><br />
<span style="font-size: small;"> Par Evan Thomas et Stuart Taylor Jr.<br />
</span> </strong><span style="font-size: small;"><br />
</span> <strong><strong><strong><strong><span style="font-size: small;">Traduction de l&#8217;américain par David Korn</span></strong><span style="font-size: small;"> </span><em><span style="font-size: small;"><br />
</span> </em><span style="font-size: small;"><br />
</span> <a href="http://www.newsweek.com/id/229994" target="_blank"><span style="font-size: small;">&gt; </span><span style="color: #4800ff;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">Lire la version américaine de l&#8217;article</span></span></span></a></strong></strong></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/176/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Facebook: droit sur vos informations</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/166</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/166#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 22:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[individu]]></category>
		<category><![CDATA[réseau social]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=166</guid>
		<description><![CDATA[Le remède était efficace, mais le site de réseautage en ligne, Facebook, n’en veut pas. L’entreprise américaine vient dans tuer l’oeuf deux initiatives qui permettaient aux usagers de ce réseau d’effacer définitivement leur compte et surtout les informations (coordonnées, listes d’amis, photos&#8230;) qui y sont associées.
Visiblement peu ouvert à l’idée de cet oubli numérique, Facebook [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/facebook.jpg" rel="shadowbox[post-166];player=img;" rel="lightbox[166]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-167" title="facebook" src="http://www.atopics.net/wp-content/uploads/2010/01/facebook-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le remède était efficace, mais le site de réseautage en ligne, Facebook, n’en veut pas. L’entreprise américaine vient dans tuer l’oeuf deux initiatives qui permettaient aux usagers de ce réseau d’effacer définitivement leur compte et surtout les informations (coordonnées, listes d’amis, photos&#8230;) qui y sont associées.</p>
<p>Visiblement peu ouvert à l’idée de cet oubli numérique, Facebook vient en effet de forcer la fermeture du site <a href="http://suicidemachine.org/">Web 2.0 Suicide Machine</a> qui offrait ce service d’effacement de traces numériques. Dans les derniers jours, le site <a href="http://www.seppukoo.com/">Seppukoo</a> a reçu le même traitement, de la part du géant américain de la socialisation numérique.</p>
<p>L’effacement de données personnelles dans les espaces de communication est en train de devenir un enjeu important, ces données virtuelles pouvant pourchasser leurs auteurs hors web pendant des lunes. Elles peuvent aussi induire divorces, pertes d’emploi et même remise en question de carrières politiques, comme sont en train de le découvrir cruellement plusieurs adeptes du réseau.</p>
<p>source <a href="http://carnetsdudevoir.com/index.php/sismographe/textes/le_droit_a_loubli_numerique_facebook_nen_veut_pas/#When:20:51:29Z">Sismographe</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/166/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marcuse: la société unidimensionnelle</title>
		<link>http://www.atopics.net/archives/160</link>
		<comments>http://www.atopics.net/archives/160#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 01:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[agent]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.atopics.net/?p=160</guid>
		<description><![CDATA[Citations : L&#8217;homme unidimensionnel
« &#8230; la démocratie consolide la domination plus fermement que l&#8217;absolutisme&#8230; »
« &#8230; la société technologique est un système de domination qui fonctionne au niveau même des conceptions et des constructions techniques&#8230; »
« &#8230; le sujet aliéné est absorbé par son existence aliéné&#8230; »
« Le processus mécanique dans l&#8217;univers technologique détruit ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="font-size: small;">Citations : L&#8217;homme unidimensionnel</span></h4>
<p>« &#8230; la démocratie consolide la domination plus fermement que l&#8217;absolutisme&#8230; »</p>
<p>« &#8230; la société technologique est un système de domination qui fonctionne au niveau même des conceptions et des constructions techniques&#8230; »</p>
<p>« &#8230; le sujet aliéné est absorbé par son existence aliéné&#8230; »</p>
<p>« Le processus mécanique dans l&#8217;univers technologique détruit ce que la liberté a de secret et d&#8217;intime, il réunit la sexualité et le travail dans un enthousiasme rythmique et inconscient &#8211; ce processus est parallèle à l&#8217;assimilation des métiers. »</p>
<p>« Les esclaves de la civilisation industrielle avancée sont des esclaves sublimés, mais cependant ils sont esclaves, car l&#8217;esclavage peut se définir: « non par l&#8217;obéissance, ni par la rudesse de la labeur, mais par le statut d&#8217;instrument et la réduction de l&#8217;homme à l&#8217;état de chose. »»</p>
<p>« C&#8217;est la forme pure de la servitude: exister comme instrument, comme chose. »</p>
<p>« La publicité , les relations publiques, l&#8217;endoctrinement, le gaspillage organisé ne sont plus désormais des dépenses improductives, ils font parties des coûts productifs de base. »</p>
<p>« Si les individus sont satisfaits, s,ils sont heureux grâce aux marchandises et aux services que l&#8217;administration met à leur disposition, pourquoi chercheraient-ils à obtenir des institutions différentes,une production différente de marchandises et de services? »</p>
<p>« Au stade le plus avancé du capitalisme, cette société est un système de pluralisme contrôlé, dans lequel les institutions rivales se combinent pour affermir le pourvoir de l&#8217;ensemble sur l&#8217;individu. (&#8230;) Cependant si l&#8217;on considère ses principales tendances, on peut se demander si cette forme de pluralisme n&#8217;est pas en train de précipiter la fin du pluralisme? »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.atopics.net/archives/160/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
