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Burqua

Il me semble et je mentionne bien « il me semble » que le Québec soit inlassablement en retard sur l’Europe. Comme si pour l’intelligentsia québécoise les faits européens n’existaient pas.

De partout en Europe, des débats se soulèvent concernant la Burqua, mais ici nous préférons encore parler de multiculturalisme.

Aujourd’hui, un article paru dans le Devoir mentionne que Québec Solidaire respecte le choix des femmes musulmanes de porter leur effigie religieuse, mais que la croix à la Chambre de l’assemblée devrait disparaître. Mais où est le non-sens ? Aurions-nous perdu la notion de « sens » ? Pourquoi vouloir effacer le passé du Québec au profit d’un multiculturalisme faisant défaut dans toutes les autres nations du Globe ? Je crois que je ne comprendrais jamais ce Québec. Avons-nous d’une part, une identité québécoise, d’autre part si oui quelle est-elle ?

Voici un article paru dans le Point concernant les conséquences des « accommodements raisonnables ».

La mission parlementaire rend mardi son rapport préconisant l’interdiction du voile intégral dans les lieux publics . La France n’est pas le seul pays à s’interroger, voire à polémiquer sur l’interdiction de la burqa. Les positions de nos partenaires européens :

ALLEMAGNE
Contrairement à Nicolas Sarkozy , la chancelière Angela Merkel n’a pas eu de mise au point à faire sur la burqa. Et pour cause, le port du voile intégral ne suscite guère de polémique. Toutefois, depuis 2003, une décision de la Cour constitutionnelle fédérale permet aux Länder d’interdire le vêtement controversé dans les écoles publiques. Depuis, la moitié des Länder ont adopté des dispositions en ce sens, relève un document de travail du Sénat français, rédigé en octobre .

AUTRICHE
Le débat public sur la burqa reste limité. Le port du voile intégral est admis dans les lieux publics et, depuis janvier 2009, certaines piscines autorisent même la baignade en burkini, le maillot de bain islamique. En juin, un parlementaire du parti populiste autrichien (BZÖ, Union Future Autriche) a toutefois élevé la voix, réclamant une interdiction générale de la burqa.

BELGIQUE
En juin dernier, une députée du Parlement régional de Bruxelles prête serment la tête couverte d’un foulard islamique. Cet incident relance aussitôt le débat ; et une députée annonce le dépôt d’un texte de loi interdisant de se présenter “dans l’espace public le visage masqué ou dissimulé”. Le texte n’a pas été examiné mais plusieurs dispositions sont déjà en vigueur. Une commune peut interdire le voile intégral dans les lieux publics par le biais de règlements municipaux ou de police proscrivant le port de masques dans la rue, “hors période de carnaval”. Enfin, certains établissements scolaires ont interdit le port des signes religieux ostentatoires dans leurs murs.

DANEMARK
Trois femmes portent la burqa et au moins 150 revêtent le niqab, selon une enquête de l’université de Copenhague menée pour le compte d’une commission gouvernementale chargée d’un rapport sur le voile islamique. Depuis août 2009, le gouvernement libéral-conservateur discute de l’opportunité de limiter le port du voile intégral dans l’espace public. “La burqa et le niqab n’ont pas leur place dans la société danoise”, a encore répété à la mi-janvier le Premier ministre Lars Loekke Rasmussen.

ESPAGNE
Même si le législateur ne s’est pas emparé de la question, le voile intégral a déjà provoqué des incidents. Dernier en date : en septembre 2009, une femme témoin dans un procès pour terrorisme a été expulsée par le juge pour avoir refusé d’enlever sa burqa. Une solution de compromis a finalement été trouvée : l’intéressée a témoigné à visage découvert devant le juge, mais le dos tourné à l’assemblée.

GRANDE-BRETAGNE
Que cela soit au sujet du turban, du hijab, du crucifix ou de la kippa, Londres s’est redit vendredi “à l’aise avec l’expression des convictions” religieuses, exprimant ainsi ses divergences avec la France. Aucune loi n’interdit le voile intégral en Grande-Bretagne. En revanche, depuis 2007, une circulaire relative à l’uniforme scolaire permet aux conseils d’établissement, chargés d’élaborer le règlement intérieur, d’interdire la burqa au nom de la sécurité mais aussi pour préserver la nature et la qualité de l’enseignement.

ITALIE
“Non à la burqa, au niqab et au burkini.” L’inscription figure à l’entrée de Varallo Sesia, une ville du Piémont, dans le nord du pays. Après avoir banni le maillot de bain islamique (le burkini) des piscines, le maire Gianluca Buonnano a interdit le voile intégral par arrêté municipal, début janvier. Le parti politique de ce dernier, la Ligue du Nord, a d’ailleurs déposé un projet de loi d’interdiction du voile intégral dans tout le pays. Le texte prévoit jusqu’à deux ans de prison et une amende maximale de 2.000 euros pour ceux qui “en raison de leur propre appartenance religieuse rendent difficile ou impossible l’identification”. Mais le Parlement ne semble pas juger la question prioritaire et le texte n’a pas encore été examiné. Et depuis 1975, une loi – faisant partie des “dispositions de protection de l’ordre public” – interdit de se couvrir complètement le visage dans les lieux publics (voile, casque de moto).

PAYS-BAS
Le débat sur le voile intégral fait irruption en 2005. Depuis, le gouvernement planche sur un projet de loi interdisant la burqa dans les établissements scolaires. Dans d’autres secteurs, des dispositions existent déjà. Ainsi, la loi néerlandaise sur le transport des personnes permet aux entreprises de transport public de limiter l’accès des passagers pour raisons de sécurité, ce qui permet d’interdire le port de la burqa. Invoquant la sécurité publique, plusieurs villes ont aussi adopté des arrêtés municipaux interdisant de porter des vêtements couvrant le visage. Selon les estimations, près de 150 femmes portent le voile intégral aux Pays-Bas.